Nous sommes le 15 avril, et là, dans les quartiers chics parisiens, des centaines d'élèves bûchent comme des malades en priant Sainte Rita, sainte patronne des causes perdues (d'avance) pour qu'ils puissent rentrer à Normale Sup.
Nous sommes le 15 avril, et si j'avais respecté mon planning idéal, je devrais déjà être en train de bosser depuis quatre jours. Et pourtant -nous sommes toujours le 15 avril- je m'y suis mise hier, et à un rythme qu'un sénateur ne m'envierait qu'à peine. En bref, j'ai du mal.
Ce n'est même pas une question de flemme. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis de moins en moins flemmarde. Ça se soigne, docteur?
Ce n'est même pas une question d'être prise dans autre chose de beaucoup plus passionnant. Quoique. La suite de cet article démontrera peut-être le contraire. Mais pas de projet de nouvelle à l'horizon, ou du moins pas d'autre projet que celui sur lequel j'avance, là aussi à un train de sénateur, depuis quelques semaines.
Juste un manque flagrant de motivation. Alors, oui, je sais, d'un côté c'est tentant de voir ce que ça fait de passer vraiment un concours, le concours le plus dur de France, de le passer vraiment, avec les révisions et le stress en prime.
Oui, mais non. Je sais que ce n'est pas bien, mais non. Et pourtant, j'en rêve la nuit. Sérieusement. Cette nuit, j'ai rêvé qu'on m'appelait, et qu'on me demandait si j'avais commencé à réviser. Et moi, morte de honte, je marmonnais un demi-mensonge, comme quoi j'avais déjà relu deux polycop' d'histoire, et que voilà. D'un autre côté, j'ai aussi rêvé que je loupais le début de Dr House. Et que j'étais terriblement troublée, parce que ça ressemblait pas à Dr House. Donc, mon cerveau a des priorités très antithétiques, dirons-nous.
En fait, mon inconscient travailleur se bat contre deux forces. Primo, le final de Dr House ce soir, à propos duquel mon c½ur chavire d'avance, parce que une fin de saison c'est toujours chavirant. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est toujours à l'épisode 16 ou 22 qu'il lui arrive un bon gros malheur, à ce brave Greg.
[Aparté: les éléments étant en train de se déchaîner sur Noailles, je prie pour que cela n'ait pas d'incidence sur ma soirée. Brave foudre, tu peux t'abattre où tu veux, mais pitié, pas sur mon antenne. Ni sur le transformateur. Ni sur le relais.]
Secundo, Fischerspooner. Rien que le nom me plaît déjà beaucoup. Un duo américain, composé de M. Fischer et Spooner (pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple), qui fait dans la musique électro, et qui le fait bien. Trop bien, même. On connaît peut-être ça. Et sinon, on file par làEdit de 23h ou presque: Je n'ai qu'un mot à dire à ceux qui préparent sérieusement Normale. Ne jamais regarder Dr House. Vous m'entendez, jamais. Parce que là, avec ce que je me suis pris dans la gueule, avec ce qu'on s'est pris dans la gueule avec Sophie, nous sommes fichues.
Nan, plus sérieusement, c'était génial. Ces gars méritent toutes les récompenses possibles et imaginables. Mais, bordel, qu'ils sont sadiques...Cette série est une véritable machine de guerre. Pourquoi j'accroche tellement au point de ne pouvoir rater un épisode, pourquoi est-ce que je me prends tellement à l'intrigue, pourquoi est-ce la seule série à me faire cela? Peut-être parce que je la suis depuis le début. Mais je crois qu'il y a quelque chose en plus. Ces gars savent faire des cliffhangers comme peu en font.
Un jour, on a demandé à Hugh Laurie s'il craignait que House, en vieillissant, tourne un peu en rond. C'est vrai, la mécanique de la série en elle-même est susceptible de devenir lassante. Si ça continue comme ça, moi, je ne me lasserai pas en tout cas...
Allez, je vais aller potasser l'histoire. Pour me changer les idées.