Donc, pour rattraper ces trois mois perdus, au lieu de faire des grandes phrases dans lesquelles je vais me perdre, quelques points majeurs. Neuf, comme le dit le titre. Eh eh, c'est bien pensé, ça, le concept de titre.
So, what's new ?...
¤La position d'ancienne prépa en fac a été plus facile à accepter que je ne pouvais le penser. A vrai dire, mis à part quelques élans d'admiration ("Mais ça doit vous changer, par rapport à l'année dernière!") et quelques réactions de rejet contre le système ("En fait, à Gay-Lu, on vous répétait que vous étiez les élites de la France, enfin en tout cas moi on m'a dit que c'était comme ça. Et puis c'est pas enrichissant comme vie, travailler 24h/24h"), les gens s'en foutent royalement. Et ils ont bien raison, d'ailleurs. Au départ, c'est intéressant de voir comment les gens perçoivent un système qu'ils ne connaissent que par les reportages de France 2 sur la khâgne d'Henri IV. Puis très vite, on est étudiant, point barre, dans un système où le relatif anonymat peut parfois avoir du bon et où des gens se chargent de vous aider.
Surtout que scolairement parlant, on n'est pas plus avancé que les autres. Voire moins. Découvrir la linguistique et l'alphabet phonétique en 3ème année n'est pas ce qu'il y a de plus enviable. Mais la linguistique est un mystère pour tout le monde, et la phonologie ça se travaille.
[Ca, c'était le premier point, le point "résumé". Les autres seront plus courts. Voici la liste "Petits bonheurs du quotidien"]
¤J'étudie le vieil anglais. C'était soit ça, soit de l'espagnol avec trois bouquins à lire en plus des trois en anglais (Dont le monstrueux Grapes of Wrath). C'est parfois intéressant, souvent incompréhensible, toujours bordélique. Le semestre prochain, c'est phonologie. Youpla youpla boum.
¤Puisqu'on a toujours besoin de se trouver des idoles, j'ai secrètement établi un classement des profs les plus charismatiques [version politiquement correcte]/mignons [version groupie de base]. En haut de classement, un combat furieux entre les deux profs de civilisation et le prof remplaçant de linguistique.
¤Les amphis de Limoges sont grands. Et froids. Et à moitié vides. Surtout en vieil anglais d'ailleurs.
¤Je suis tellement adaptée à la fac que je dis que je dois aller à la B.U et que je demande si on mange au R.U à midi. Et que je résonne en base 1h10. (Les cours en fac commencent à dix, à mon grand étonnement au départ...)
¤Je suis tellement pas adaptée à la fac que j'ai passé mon premier semestre à appeler une option du nom d'une autre option. Et que j'ai toujours l'impression qu'une patate à un devoir va bien finir par me tomber sur la tronche.
¤Habiter en centre-ville, c'est bien. Surtout en période de Noël, avec les décorations tout ça. [D'ailleurs, Limoges a choisi de filer ses fonds de placards à ma ruelle, ou en tout cas c'est la seule explication possible.] Mais habiter en centre-ville et étudier en périphérie, c'est moyen. Ca veut dire bus. Un quart d'heure de transports, et tout est chamboulé. Heureusement que je ne prends jamais à huit heures. Sinon, la feignasse que je suis aurait dû se remettre aux horaires lycée: debout à 6h30. Et ça n'allait pas du tout avec mes couchers à une heure du mat'.
¤Je suis en train de passer mes partiels. Les premiers, les plus stressants. Plus que les devoirs en prépa, là se trouve le paradoxe. Un devoir loupé en prépa, c'est une petite inquiétude pendant deux jours, et puis on se dit qu'on se rattrapera au prochain/que ce n'est pas notre spécialité et que donc ça va. Un partiel loupé, c'est un partiel loupé. C'est ce jeu à tout ou rien qui m'a particulièrement angoissée.
¤J'ai eu mon code. Oui, là on sort du thème de base, mais cela devait être dit.
Voilà voilà. J'aurais bien fait un dixième point, mais là, ça serait devenu vraiment inintéressant...
[Comment ça, "déjà"?]
