Un tit peu de musique #4

Juste parce que j'adore cette chanson, et parce que je serais capable de réciter le début à c'lui que j'aime. [Car il y en aura un, un jour. Et avant que Paolo Nutini disparaisse, ça m'arrangerait.]

"I was perched outside in the pouring rain
Trying to make myself a sail
Then I'll float to you my darlin'
With the evening on my tail..."







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# Posté le mercredi 01 juillet 2009 17:35

Juin, le soleil brille, les joues des khâgneuses aussi...

"Aujourd'hui, j'ai vu pour la dernière fois ma salle de cours, des gens avec qui j'ai passé deux ans, mon prof d'anglais et mon lycée, j'ai repensé à des devoirs de 6 heures et à des colles, et j'ai pleuré. Pas toute seule, mais quand même. VDM"
Toute fin arrive trop vite. Mais il faut une fin à tout.
Je finirai cet article bref non par des larmes, mais par une citation du Cimetière Marin, le tout dernier texte étudié en khâgne. Parce que c'est devenu notre phrase pour chialer en ce mois de juin.
"Le vent se lève...
Il faut tenter de vivre."

[Ceux qui n'ont pas été en prépa trouveront peut-être ça très con. Sans doute. Pleurer sur une fin d'année scolaire. Mais ce n'est pas une fin d'année scolaire, mais la fin d'une période.
Mais comme il faut une fin à tout...
On se reverra, quelque part et sans doute...]

Juin, le soleil brille, les joues des khâgneuses aussi...
# Posté le mercredi 17 juin 2009 12:17
Modifié le jeudi 18 juin 2009 05:48

Feeling happy.

Aujourd'hui, j'ai passé la dernière colle de ces deux ans de prépa. De l'espagnol.
["Qu'est-ce qu'on s'en fout..."]
Peut-être. Mais j'avais juste envie de le dire. De décrire ce sentiment de soulagement et de joie à la fin d'une colle. Même ratée. Si tenté qu'on puisse le décrire.
C'est la même chose qu'après un examen. Et puis non. C'est autre chose.
["En fait, c'est juste un oral, quoi..."]
Ouais. Mais vingt-neuf oraux en deux ans. Belle cadence. Quatorze heures et demie à parler en étant plus ou moins inspirée. Je ne compte pas les heures de préparation.
Ca sent quand même méchamment le sapin. Ou la quille, comme vous préférez.
Plus de devoirs, plus de colles. Le seul résidu de cette année laborieuse: un exposé d'histoire, le fameux.
Sinon? Juste le plaisir de suivre des cours sans se dire: "Un devoir portera là-dessus."
Plaisir, c'est en général. Parce que le plaisir du cours de philo est très bien caché, quand même.
D'ailleurs, même le prof de philo s'y met.
"L'année prochaine, je ne serai plus là..."
C'est près, quand même, l'année prochaine. C'est très vicieux, une année de prépa: en étant dedans on prie que la fin arrive vite. Les fameux "Il me tarde des vacances..."
Et puis quand la fin de l'année arrive, on a l'impression que l'année n'avait pas encore commencé.


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# Posté le mercredi 20 mai 2009 15:14

I iz in ur bedroom, eatin som cakez, an I iz doin it rite.

Normale Sup, c'est fini.
Notre plan d'histoire sur "Culture et contre culture aux USA et en Europe de 1950 aux années 1990" aussi.
Ma colle de français, c'est pas tout de suite.
Je suis donc en vacances. Le jour de la fête du travail, je trouve ça pas mal.

Enjoyin ur khâgne, u do it rite.
Tout sonne mieux en lolspeak.


# Posté le vendredi 01 mai 2009 15:15

Trente-six quinze my life. [Pas d'autre idée de titre.]

Nous sommes le 15 avril, et là, dans les quartiers chics parisiens, des centaines d'élèves bûchent comme des malades en priant Sainte Rita, sainte patronne des causes perdues (d'avance) pour qu'ils puissent rentrer à Normale Sup.
Nous sommes le 15 avril, et si j'avais respecté mon planning idéal, je devrais déjà être en train de bosser depuis quatre jours. Et pourtant -nous sommes toujours le 15 avril- je m'y suis mise hier, et à un rythme qu'un sénateur ne m'envierait qu'à peine. En bref, j'ai du mal.
Ce n'est même pas une question de flemme. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis de moins en moins flemmarde. Ça se soigne, docteur?
Ce n'est même pas une question d'être prise dans autre chose de beaucoup plus passionnant. Quoique. La suite de cet article démontrera peut-être le contraire. Mais pas de projet de nouvelle à l'horizon, ou du moins pas d'autre projet que celui sur lequel j'avance, là aussi à un train de sénateur, depuis quelques semaines.
Juste un manque flagrant de motivation. Alors, oui, je sais, d'un côté c'est tentant de voir ce que ça fait de passer vraiment un concours, le concours le plus dur de France, de le passer vraiment, avec les révisions et le stress en prime.
Oui, mais non. Je sais que ce n'est pas bien, mais non. Et pourtant, j'en rêve la nuit. Sérieusement. Cette nuit, j'ai rêvé qu'on m'appelait, et qu'on me demandait si j'avais commencé à réviser. Et moi, morte de honte, je marmonnais un demi-mensonge, comme quoi j'avais déjà relu deux polycop' d'histoire, et que voilà. D'un autre côté, j'ai aussi rêvé que je loupais le début de Dr House. Et que j'étais terriblement troublée, parce que ça ressemblait pas à Dr House. Donc, mon cerveau a des priorités très antithétiques, dirons-nous.
En fait, mon inconscient travailleur se bat contre deux forces. Primo, le final de Dr House ce soir, à propos duquel mon c½ur chavire d'avance, parce que une fin de saison c'est toujours chavirant. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est toujours à l'épisode 16 ou 22 qu'il lui arrive un bon gros malheur, à ce brave Greg.
[Aparté: les éléments étant en train de se déchaîner sur Noailles, je prie pour que cela n'ait pas d'incidence sur ma soirée. Brave foudre, tu peux t'abattre où tu veux, mais pitié, pas sur mon antenne. Ni sur le transformateur. Ni sur le relais.]
Secundo, Fischerspooner. Rien que le nom me plaît déjà beaucoup. Un duo américain, composé de M. Fischer et Spooner (pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple), qui fait dans la musique électro, et qui le fait bien. Trop bien, même.
On connaît peut-être ça. Et sinon, on file par là




Edit de 23h ou presque: Je n'ai qu'un mot à dire à ceux qui préparent sérieusement Normale. Ne jamais regarder Dr House. Vous m'entendez, jamais. Parce que là, avec ce que je me suis pris dans la gueule, avec ce qu'on s'est pris dans la gueule avec Sophie, nous sommes fichues.
Nan, plus sérieusement, c'était génial. Ces gars méritent toutes les récompenses possibles et imaginables. Mais, bordel, qu'ils sont sadiques...Cette série est une véritable machine de guerre. Pourquoi j'accroche tellement au point de ne pouvoir rater un épisode, pourquoi est-ce que je me prends tellement à l'intrigue, pourquoi est-ce la seule série à me faire cela? Peut-être parce que je la suis depuis le début. Mais je crois qu'il y a quelque chose en plus. Ces gars savent faire des cliffhangers comme peu en font.
Un jour, on a demandé à Hugh Laurie s'il craignait que House, en vieillissant, tourne un peu en rond. C'est vrai, la mécanique de la série en elle-même est susceptible de devenir lassante. Si ça continue comme ça, moi, je ne me lasserai pas en tout cas...
Allez, je vais aller potasser l'histoire. Pour me changer les idées.
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# Posté le mercredi 15 avril 2009 14:42
Modifié le mercredi 15 avril 2009 16:51

Un tit peu de musique #3

Le retour de cette rubrique de folie. Bref.
Aujourd'hui, c'est du classique et du récent. Du U2 nouveau cru. "Magnificent". Magnifique, oui.
Personnellement, je trouve cette chanson assez convenable. Joli euphémisme. Non, franchement, je suis malade de cette chanson. Folle de cette mélodie. C'est dans la veine de ce que je préfère de la bande à Bono. On dirait un bon vieux "Where the streets have no name", ce rock qui me donne envie de me percher sur un toit et de regarder la vie passer. Ce type d'envolée lyrique qui me vient d'abord à l'idée quand je pense à un road movie, un soir d'été, vers le soleil couchant, avec un peu d'air frais et le ciel qui est en dégradés de bleu à l'horizon. Ça peut paraître pompeux et surfait, mais c'est vraiment comme ça que je ressens ce type de mélodie. Et un seul mot me vient à la bouche: Wow.
Ce n'est pas un mot ? Tant pis.

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# Posté le lundi 06 avril 2009 14:55
Modifié le lundi 06 avril 2009 17:12

Time is running out.

Time is running out.
Voici l'image de ma khâgne. Une liste de devoirs. Vision désespérante, peut-être. Vision réductrice, sans doute.
Mais ce qu'il y a d'intéressant dans une liste de devoirs comme celle-là, c'est de voir tout ce qu'on a fait, et le peu qu'il nous reste à faire, alors que nous sommes le 2 avril. Dernier devoir d'option anglicisante, demain, après le dernier devoir d'histoire, le dernier devoir de philosophie, le dernier devoir de français. Dans ces trois cas, derniers devoirs de ma vie. Dernière fois que je planchais en six heures sur la vérité en littérature, l'idée du corps et le mouvement ouvrier de 1880 à 1936. On a beau haïr les devoirs, on s'y attache.
J'ai eu beau hurler mon dégoût de la khâgne à maintes reprises, alors que la fin approche, elle me manquerait presque déjà, cette sale bête.
Aujourd'hui, j'ai passé ma dernière colle de philo. Un échec sans nom, mais quand même. Une colle de philo, quoi. Il ne me reste plus que deux colles. Une de français, synonyme de stress sans nom, une d'espagnol, non moins terrifiante.
La colle. Cet évènement qui, quel que soit l'enjeu, quelle que soit la matière, provoque toujours cinq minutes avant d'entrer dans la salle cette boule au ventre, ce mélange d'excitation et d'angoisse. Des très bons souvenirs de colle. Des mauvais aussi, d'ailleurs.
Alors bien sûr, il reste encore des colles, des devoirs, et puis le concours. Pour voir si Gay Lu sera fièrement représenté l'année prochaine à Normale Sup'. On n'y croit pas trop. Enfin, pour ma part, je n'espère même pas êtres sous-admissible. Et ça ne me fait ni chaud ni froid.
En y songeant bien, ce n'est pas sur ma khâgne seule que je porte ce regard nostalgique. [Oubliez très vite cette tournure affreusement pompeuse] Mais sur tout ce qui va autour. Et sur ce qui avait précédé, mon hypokhâgne, l'internat.
C'est l'effet jeudi soir sans révisions, ça. Ça laisse trop réfléchir. Et en plus, des gens font la fête dans ma rue.



Mood: Pas si désespérée que ne le laisse penser cet article. Juste pensive.
Soundtrack: Les clips électro sur MCM en fond sonore.
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# Posté le jeudi 02 avril 2009 15:24